New Book

The electronic version of my book is up on Amazon.com. (The print version will soon follow.)

I Used to Be French: an Immature Autobiography

is live in the Kindle Store at: http://www.amazon.com/dp/B00JY0G3SA

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Refugies dans l’ irrealite?

Pour des raisons techniques mysterieuse, je n’ai pas reussi a afficher une reponse au commentaire sur mon essai du 16 Novembre, “Une culture politique du n’importe quoi.” envoye par celui que j’ai nomme “Le Chouan.” J’en ai fait un essai a la place que voici:

Le chouan:

Bien sur, je suis tributaire de l’etroit menu en Francais disponible ici. Ce n’est pas grand-chose. D’ailleurs, j’interroge plus que j’affirme quand il s’agit de la France. J’aime bien “On N’est pas couche” pour une raison: Cette emission interroge en profondeur les homme politiques de maniere que je n’ai jamais vue ici, aux E.U. Et son presentateur me semble bien faire son boulot, quoique ce soit qui fasse flotter son bateau. (Traduction de l’Anglais.)

Le pessimisme de ton analyse force a se poser cette question: Comment est-ce qu’un pays de 60 millions, dont peu d’analphabetes, jouissant d’un plein acces a l’Internet, en est arrive a dependre d’un classe politique aussi nulle? S’agit-il d’une consequence d’une culture francaise plus ou moins constante ou plutot d’un deraillement. Dans le second cas, le deraillement daterait de quand?

Ou alors, assistons- nous a la gueule de bois qui suivrait trente annes de grandes vacances bien arrosees? Est-ce que la structure meme de la societe francaise rendrait l’acte de gouverner tres difficile?(Je mets en cause l’etat-nounou, bien sur, et le tout-subventionne.)

Voici une observation qui est peut-etre (peut-etre) liee a mon interrogation: Je suis en rapport avec un blog de lyceen parisiens intelligents. Ils s’expriment pourtant comme des militants communistes de 1953. On dirait qu’ils vivent dans une film, dans un mauvais film.

La societe francaise me donne d’ailleurs souvent l’impression d’etre une sorte de feuilleton. Je suis tous les jours absaourdi, par exemple, de constater les emprunts a la langue anglaises par des gens qui ne connaissent pas l’Anglais et qui possedent d’ailleurs une langue parfaitement viable. J’ai entendu avec mes propres oreilles un Francais plutot creatif utiliser le mot “gun.” dans une phrase en Francais. Cela m’etonne, bien sur, la langue francaise ne manque pas de vocable pour dire “arme a feu.” On dirait que beaucoup de Francais trouvent leur propre realite irreelle, qu’ils essaient de se refugier dans le monde des ecrans etrangers a leur proproe culture. Et ou les idees, exprimees dans une langue peu ou mal connue, sont mal saisies parceque elles sont rendues par la-meme insaisissables.

Je dis ca, moi, c’est pour causer.

Un petit baiser pour le cinéma Français

Au cours des longues annéees de ma vie américaine, j’ai eu l’occasion de dire des tas de choses désagréables sur la pauvreté du cinéma français pourtant surnourri de subsides publics. J’aimême publié un article méchant en Anglais sur la question.( “Can protectionism ever be respectable? A skeptic’s case for the cultural exception, with special reference to French movies.” The Independent Review 9-3:353-374. 2005.)

Malgré tout, de temps en temps, le même cinéma me procure une agréable surprise, souvent une si minuscule surprise qu’on aurait pu la rater. Je viens de regarder “Emma”, un film sorti en 2011. C’est l’histoire d’une jeune fille mal dans sa peau. Il y a une scène avec un garçon de quinze ou seize ans quelle n’avait pas vu depuis leur petite enfance. En vacances dans la même maison, ils sont assis ensemble sur un lit. Ils parlent de tout et de rien,évoquant même la peluche que le garçon aurait volé, jadis, à la fille.

Soudain, le garçon se penche et dépose un baiser sur le genou (couvert) de la fille. Il y a dans ce geste infime toute la tendresse du monde. C’est le geste juste, plus que juste. Après cela, la fille lui appartient corps et âme, bien entendu.

Malgre tout ses péchés, je pardonne beaucoup au cinéma français pour ce simple baiser au genou.

Mais bien sûr, c’est un film français où donc, le tordu, l’insolite, le gratuit remplacent l’émotion, l’imagination, et même l’érotisme. Le petit ami se revèle vite être plus précoce voyeur qu’ enthousiaste pénétrateur. Enfin, personne n’est parfait, comme on dit.

A la fin du film, aussi la fin des vacances, la jeune fille dit au revoir à son demi-frère. Elle se fait la réflexion, dans son fors intérieur, qu’elle souhaiterait être plus libre des ses paroles, pour pouvoir lui dire, “Je t’aime” – “comme dans un film américain.”

* “Instead of the eager penetrator you would expect, the boyfriend turns out to be mostly a voyeur.”

Horse Meat and the European Union

Big scandal in the European Union about horse meat masquerading as beef. Neither in Europe nor in this country do people really understand the story. Good thing I am here with my cross-cultural skills!

First things first and a confession: I ate much horse meat as a child, something like twice or three times a week. It was cheaper than beef. The horse butcher was half a block from the beef butcher. Horse meat was cheaper. My mother was concerned that her sons would not develop the right kind or quantity of hormones if they didn’t get red meat at every meal. Well, I don’t want to appear immodest or lacking in humility but it appears that my mother was right about the effect of horse meat on virility!

We ate ground horse meat barely singed. It tasted good, a lot like beef, in fact but also a little sweet. We did not feel sorry for the horses. There was a horsey set in France but it did not live in the government housing where I grew up. We did not know any of them although we read about some of them in the tabloids. Long story short: There is no particular health hazard associated with horse meat if it’s normally inspected. It’s probably less dangerous than say, chicken. Continue reading

Francophonie: encore de la connerie. (Version revue et corrigée)

Une version precedente comportait quelques erreurs et des lacunes dont je m’excuse.

Je regarde un documentaire français sur TV 5, la chaine francophone internationale, “Gharjuwa, épouse de la vallée.”  C’est sur une ethnie népalaise qui pratique la polyandrie: une femme, plusieurs maris. Le sujet est intrinsèquementintéressant, Et puis, le fait que la femme polygame ait le gros sourire aux lèvrestout le long de l’interview confirme pas mal de mes à-priori sur ce qui rend les femmes heureuses, en fin de compte! (Ce n’est pas sorcier.) Et puis, le tout se passe dans un environnement montagneux magnifique. Comme c’est le cas pour la plupart des documentaires français que je connais, la photo est excellente.

L’une des tâches de la femme polygame est de preparer la bière. Une voix masculine dit le commentaire en Français. Soyons francs: je ne sais pas si c’est le commentateur qui a rédigé les texte. En tous cas, il nous avise de ce qu’ au Népal, la bière ménagère se prépare en faisant “cuire ensemble” une céréale (ou plusieurs;maïs ou blé noir, ou les deux, je ne suis pas sûr) et de la levure. Je fais un retour en arrière mental. C’est bien ce qu’il a dit. La levure, c’est ce qui transforme les sucres des céréales en alcool et en CO2. Mais la levure se compose d’organisme vivants qui meurent vite à la chaleur. Pas question de la faire cuire avant qu’elle ait fait son travail. La description qu’on nous donne  est soit absurde soit fausse

A priori, selon son accent et sa diction, le commentateur est français ou belge. Il vient donc d’un pays célébré dans le monde entier pour ses vins et aussi pour sesbières, ou alors, massivement, seulement pour ses bières. Des pays aussi respectéspour leur pain et pour leurs pâtisseries levées. Vins, bières, pains, pâtisserie levéeesexigent la maîtrise de l’emploi des levures. Comment peut-on être aussi ignorant d’une partie aussi importante de sa culture séculaire? Et puis, je sais bien qu’en principe, l’ignorance et la connerie sont des choses différentes. Pourtant, il y a des cas ou il est difficile de distinguer l’une de l’autre. Comment peut-on avoir étéélevé dans la culture française ou belge et être aussi profondément mal informé, àmoins d’être également bête? Continue reading